Sixième époque
Par Nivier le lundi 1 mars 2010, 12:00 - Nos Rêves Evanouis - Lien permanent
Un peu avant dix neuf cent quatre-vingt et quelques.
Dieu avait sauvé la reine, mais elle s’était prise une sacrée caisse, une bonne grosse murge. Le rideau punk était tombé, et cette bande de tarés y avait foutu le feu. D’autres avaient essayé de l’éteindre avec de la bière, mais les premiers avaient presque tout bu.
Des bâtards claudicants et aussi enragés arriveront, mais ils n’arracheront rien, au mieux ils saccageront le reste des ruines.
En même temps, j’ai commencé par travailler pour des groupes comme eux, comprenez que je leur en veuille d’avoir dilapidé l’héritage.
J’ai loupé le train de quelques années.
Trop jeune pour croiser les overdosés, les étouffés dans leur vomi.
Cette fois-ci, j’espère vivre tout ça. J’en ai marre de me faire raconter les anecdotes par ceux qui y étaient.
À commencer par le propriétaire des lieux. Il s’y connaissait autant en technique que moi en origami.
Ce fils d’ambassadeur avait eu la chance de voyager au gré des pérégrinations de son père.
Il avait tout vu, tout entendu, du moins tout ce que qui a fait que je suis devenu technicien de studio.
Il répète à qui veut l’entendre que seule la création l’intéresse. Pour lui, la technique est secondaire.
Il collectionnait les groupes comme d’autres les timbres.
Quand j’ai commencé à le rencontrer et à le suivre, tout le monde le saluait. LE loup blanc du milieu.
Tous les anglais, les américains, tout ce qui vibre et qui s’accorde, il avait tout vu.
Il m’a laissé tomber une fois pour un vendredi soir à San Francisco, me laissant tout en plan.
- Ce n’est pas moi le producteur », je lui crie.
- Disons que tu le deviens jusqu’à mon retour ! ».
Il est parti, et personne n’a bronché.
A part ce genre d’excentricités, je ne peux rien lui reprocher d’autre.
Dans son bureau, presque pas de photos, rien de tape à l’œil.
Seulement deux trois images de lui enfant avec ses parents. Sur les genoux d’Ella, avec Louis derrière le regardant avec des gros yeux comme pour lui faire peur, et lui le sourire jusqu’aux oreilles Et c’est tout.
Et ça m’énerve de l’entendre raconter tout ça.
Je sais qu’en suivant ce gars, en plus de faire mon métier, j’allais participer à tout ce cirque, créer un son, une marque de fabrique ; enfin j’espère.
Il avait trouvé cette idée de résidence dans un château intéressante. Pourquoi pas en faire une autre.
Je ne préfère même pas savoir comment il avait dégoté cette maison.
Je vais vous faire un aveu. Moi non plus.
Pas de visite, rien. J’étais dans un état d’abandon moyen, je faisais ma vie de maison vide moyenne, je m’ennuyais moyennement.
Et j’ai vu débarquer des camions avec des meubles étranges. Des flights cases, des enregistreurs avec des bandes magnétiques, des tabes mixage, des tas d’outils aux noms étranges : compresseurs, équaliseurs… un nouvel univers pour moi.
Une démolition a eu raison de mon rez-de-chaussée. Au revoir les vieux murs et les cloisons ! De l’espace !
Étrange installation ceci dit. Une grande pièce dans la milieu, une cabine avec une paroi en verre, et d’autres plus petites.
Réaménagement des chambres et de la cuisine.
Les musiciens vont loger ici.
Tout leur sera fourni.
Mais je ne n’ai pas la capacité d’un palace non plus !
Par la suite, j’ai découragé plus d’une groupie ou d’un fan. Pas moyen pour eux d’approcher leurs idoles.
Je les garde pour moi.
Hors de question aussi de planquer des micros dans les cheminées ou dans les conduits d’aération pour essayer de voler une session d’enregistrement.
Sous mon air tranquille, je reste inexpugnable, mai je me dois d’être la garante d’une certaine tranquillité propice à la créativité.
Aujourd’hui, arrivée d’Anglais. Dans le creux de la vague.
Je vais enfin rencontrer un groupe légendaire.
Ils s’installent et arrivent avec moult remontants indispensable à la création.
Ils sont là anonymement, c’est presque un séminaire, une retraite pour eux.
Vraiment au creux de la vague. Les rois du riff sont à deux doigts d’abdiquer.
J’assiste à des engueulades mémorables entre les membres du groupe. Trop défoncés ou trop excités même pour fracasser correctement les guitares contre la vitre de la cabine.
Au moins, ça me fait des souvenirs.
Pour eux, rien d’original. Ils n’en sont pas à une guitare prêt.
Le studio est bon, les instruments impeccables, mais le phénix est trop cramé.
Ça s’engueule, ça se rabiboche, ça picole, ça se lève à pas d’heure.
Et je reste à ne pas tourner mes potards, à ne pas régler mes effets, à ne rien proposer.
Même Lui, ne sait pas quoi faire.
Il
songe même au bout d’un mois à leur faire retraverser
On enregistre bien des bouts de machins, un demi couplet, un plan pas trop mal, mais rien de palpitant.
On en arrive même à se mettre dans le canapé de la cabine et parler du temps qu’il fait.
Et là, malgré une demi bouteille dans son estomac et l’autre dans le mien, il me sort :
- La maison a une grande terrasse. Pourquoi ne pas les faire jouer dehors ?
- Euh… ça se tente… C’est la réponse que tu attendais, de toute façon ?
- Il n’y a pas qu’en buvant dans le verre qu’on peut lire les pensées des autres. C’est une grande découverte ! crie t-il avant de se lever.
Et pour nous, les ingénieurs et les techniciens, je vous laisse imaginer l’installation. Pas de protection pour la nuit. Juste un auvent contre l’insolation pour ces messieurs, comme si trop de soleil pouvait encore leur faire mal à la tête.
Nous ne sommes pas en tournée ! Il faut pourtant travailler comme si. Sauf que le groupe joue tous les soirs dans la même salle.
Je vous laisse imaginer le surcoût de cette brillante idée.
Là, je crois que j’aurais tout vu.
Un déménagement, mais à l’extérieur. Une sorte de déluge de câbles, de fils, d’amplis. J’ai bien cru qu’ils n’y arriveraient jamais.
Mon petit ingénieur a vu apparaître ses premiers cheveux blancs. Les idées les plus farfelues même d’une personne brillante, sont tout aussi compliquées à mettre en place.
Mais qu’est-ce qui lui a pris de leur proposer ça ?
Fin juillet. Aube rouge. Chaleur déjà écrasante.
Les gars se sont couchés ne se sont pas couchés.
Tout est prêt. Les lampes des amplis comme le reste sont sous tension.
Ils arrivent sur la terrasse comme avant d’entrer en scène. Limite avec la serviette autour du cou.
Mais ce matin, pas un applaudissement.
Pas une vague. Elles aussi doivent un peu craindre ces légendes.
Chacun prend sa place.
Les premières minutes sont importantes pour moi. Si rien ne sonne comme ils veulent, ils sont capables de tout laisser en plan et quitter les lieux.
Pour l’occasion, même le piano est de sortie. Venu faire un brin de bronzette lui aussi.
Moi aussi, je voudrais bien être dehors pour voir la tête que j’ai.
C’est le genre de situation improbable que je ne suis pas prête d’oublier.
Et là. Silence.
Nous avons chacun un casque sur les oreilles.
Je contrôle chaque micro pour la énième fois.
Ils terminent leurs tasses ou leurs fonds de bouteilles.
J’entends très bien l’allumette du guitariste quand il s’allume un clope.
L’autre me regarde d’un air de dire “la prochaine fois, ne loupe pas ça“.
Je bidouille mes boutons, histoire de me donner une contenance.
Et puis tout d’un coup, ça part. Enfin dérape, plutôt.
Le riff moyen de l’autre jour glisse et se rattrape comme il peut deux cases plus loin. Lui aussi rampe à la verticale.
Il le fait tourner une ou deux minutes.
Et je ne sais pas comment, tout ça se remet debout.
L’autre guitariste se lance dans un accompagnement juste en effleurant les accords.
Le batteur commence avec les baguettes, légères, frisé sur la caisse claire
Le bassiste se contente de suivre et de fredonner.
Quant au chanteur, il reste piqué devant son micro, fredonnant.
J’enregistre tout ça. Et c’est bon.
Ça sonne.
Et moi aussi je me mets à vibrer. Je ne connaissais pas le son de ces instruments, mais c’est quelque chose. Ou alors ceux-là savent vraiment en tirer la bonne sonorité. Ça doit être comme avec mon vieil ami le piano, tout le monde n’a pas la possibilité de lui arracher les tripes. J’ai à faire à de vrais interprètes. Un peu rouillé, mais ma terrasse est en train d’agir comme un dégrippant.
J’ai l’impression que les murs de la maison absorbent les mauvaises fréquences.
Je remets le casque, écoute piste par piste.
Le patron fait comme moi.
Il croise les mains sous son menton et s’appuie sur la console.
Il ne me regarde pas.
Il se lève et va parler aux musiciens.
Je peaufine les réglages.
Ils discutent entre eux. Ils changent de guitare. Le chanteur installe son micro au piano.
C’est reparti.
Et là, toute l’énergie se libère. Je ne sais pas d’où cela vient.
Comment des mecs tenant à moitié debout sont capables de sortir un son pareil.
Les boulons se serrent. Un demi-ton en plus, un contretemps bien senti et la sauce prend.
De toutes ces heures arides germent des sons, des mélodies. Tout se trouve à sa place. Et eux ne sont pas plus impressionnés que ça. Je ne sais pas si j’ai envie de les prendre dans mes bras ou des les frapper.
Et la journée continue sur le même rythme.
Quand la nuit tombe, nous finissons sur un piano-voix guitare, qui je suis sûr va marquer les mémoires.
Tout le monde est ravi. Nous fêtons ça dignement.
Je ne peux rien dire que plus que ce qui vient d’être raconté.
Moi aussi j’assiste à quelque chose d’extraordinaire.
Des bonnes vibrations comme celles-là me font trembler jusque dans mes fondations !
Je cherche un moyen d’applaudir, mais il n’y a pas assez de vent pour faire claquer mes fenêtres.
Ailleurs, auraient-ils fait mieux.
Je me plaît à croire que j’y suis pour quelque chose.
Tous vos abandons, tous les revers peuvent valoir la peine si c’est pour vivre ça.
J’avoue que là, vous rattrapez vos malversations, mais je ne les oublie pas. Le sublime de la création ne change pas le passé.
Mais pour le moment, je profite. Je flotte un peu aussi dans les fumées et les alcools.
Pour cette seconde journée, je n’ai qu’une crainte. Deux, en fait.
La première est que mon mal de tête ne passe pas, et la seconde que cette magie s’efface.
Le patron me dit de ne pas m’inquiéter.
Comme de juste, ces vieux brisquards s’y remettent de plus belle.
Sous le ciel de cette campagne perdue, ce n’est pas un enregistrement ; le divorce se transforme en lune de miel. Nous sommes dans du coton.
Et l’idylle semble vouloir durer.
Les enregistrements se poursuivent pendant six semaines, avec retour à l’intérieur les jours de mauvais temps ; pauses familiales pour eux, récupérer un peu pour nous.
Ils reviennent pour trois jours. Des voix, des chœurs et une ou deux parties de guitare à refaire.
Dès le premier soir, ils décident d’aller en ville fêter la fin de l’enregistrement.
Au revoir l’anonymat.
En deux jours, des groupies venues d’on se sait où prennent d’assaut la maison.
Non content de rameuter une foule en délire, l’un d’entre eux manque de tomber de la fenêtre de sa chambre.
Je ne vous raconte pas la dernière soirée.
Des groupies se sont infiltrées je ne sais pas comment, et quelques journalistes frustrés de pouvoir écouter seulement la moitié d’un morceau sont présents aussi. Bonne manière d’appâter, les gars !
Cette fois-ci, plus personne ne doute du producteur et l’équipe de ce studio.
Le patron prouve qu’un bon concept n’est pas exclusif, il faut lui laisser le temps de faire ses preuves.
Enfin j’acquiers une réputation ; ça peut paraître ridicule pour beaucoup, mais je ne suis pas peu fier d’avoir mon nom juste après les musiciens et en remerciements sur le disque.
Je n’en veux pas plus. Être le premier anonyme sur les pochettes des vinyles.
Maintenant, il faut maintenir le rythme, mais là, ce n’est pas mon rôle.
Dix-neuf cent quatre-vingt et quelques.
Le groupe revient.
Et cette fois-ci, rien à voir avec le précédent enregistrement. Trois semaines, et tout est dans la boîte.
Un échec total. Descendus par la critique, boudés par le public. Tournée reportée. Et nous, qualifiés d’avoir voulu refaire la même pâte.
Premier et seul plantage.
Et pour moi, une routine s’installe. Je n’en suis pas frustrée. Et pourtant je vois passer de bonnes casseroles. Des chanteurs sans univers, des récitants de textes et de musique écrits par d’autres.
Tout entre dans la boîte. C’est propre, c’est beau, mais c’est ennuyeux à mourir. Et de temps en temps, c’est tellement niais que ça en devient drôle.
Un nouveau venu pointe de plus en plus le bout de son nez dans nos machines : le micro-processeur. Les fabricants de matériel veulent toujours essayer de reproduire les sons des instruments de l’orchestre. Ils y sont arrivés avec une justesse proche de certains chanteurs français devant leur piano qui (par exemple) racontent un week-end à Deauville.
La diffusion évolue aussi.
La modulation de fréquence bat son plein. Les radios indépendantes n’existent plus pour longtemps. De nouvelles initiales apparaissent, le marché s’inonde de couleurs électroniques, et nous sommes responsables car nous les fabriquons.
Nous devenons comme la concurrence, date limite de consommation très courte. Aussitôt entendu, aussitôt oublié. Nous devenons usine à tube. Je travaille à la chaîne. J’en aurais connu des gloires d’un moment.
Il faut suivre la mode, mais là, blondes décolorées en veste de cuir, amenées par des minets en G.T.I., ça me fait rire. Je ne vois pas trop les conséquences de ce fric et de cette frime, mais si ces personnes sont aussi cyniques à trente ans, comment seront elles quand elles dirigeront les maison de disque dans dix ou quinze ans ? Les punks parlaient de “no future“, mais eux avaient trouvés comment détourner le concept et te le vendre.
Quelques années plus tard, je verrais, les managers se faire remplacer par des publicitaires. Ce sont eux qui exploseront, certainement pas les artistes. Ces mecs se croient les rois du pétrole. Ils te prennent un gus et t’en font une star en six mois. C’est une bonne idée. La télé devrait en faire autant ; après certains programmes bien flasques, quelques tranches de flan ne dépareilleraient pas.
Dix-neuf cent quatre-vingt et quelques. Et quelques.
Nous sommes un vieux couple avec le patron. Tous nos assistants ont pris le Concorde et ne sont pas revenus. Nous voyons à l’occasion leurs noms au dos des cassettes des groupes du moment. Parce qu’en plus la mode est la musique sur soi, et tant mieux. Adieu Topaze et 45 tours fragiles. Le ghetto blaster est le nouveau perroquet, le walkman introduit ses écouteurs dans les oreilles des plus jeunes ; et bientôt un disque compact va mettre au grenier le saphir de nos parents.
Et nous évoluons avec tout ça, sommes de moins en moins étonnés de cette électronique embarquée presque partout.
Pourtant je garde quelques-unes de ces vieilles machines. Il m’arrive de travailler avec régulièrement, je met prend pour un apothicaire invoquant des dieux anciens devant un grimoire.
Je pense de temps en temps au magnifique haut-parleur du poste poussiéreux ou à l’auto radio mélangeant friture et saute de station, chargé de restituer la voix de son maître en dolby surround et haute fidélité. Ne pensons pas aux heures perdues et aux prises de têtes interminables pour savoir si l’on a bien fait de tourner ce bouton-là (et oh grand dieu surtout pas un autre !) d’un dixième de tour.
Mais le producteur-ditributeur se moque tout ça. Lui seul devine les attentes du public. Plus vite c’est fait, mieux c’est amorti.
Si
tu ne rapportes pas tu es viré, peu importe ton âge ou tes succès. « Je ne
suis pas
Et pendant que ces guignols croient tirer les ficelles, je continue ma vie d’homme des cavernes analogiques. J’enregistre à longueur de journées ; du gros melon, de la soupe, de l’insipide, et un peu de bon, et de temps à autre on se claque un menu trois étoiles.
Mais je ne reste pas fidèle. Je me diversifie, me mondialise, m’exporte, visite d’autres confrères. Je me mets même à la musique de film, auditoriums somptueux, jubilant parfois seulement au son de l’orchestre qui s’accorde.
Ces escapades sont comme une bonne bouteille, j’oublie le vinaigre parfois ingurgité.
Bien après dix-neuf cent quatre-vingt et quelques.
Notre studio a coulé. La faute à un vrai bon chanteur. A première vue, un quidam. Mais devant un micro, il se révèle. Le genre de type que les vumètres adorent. Les aiguilles frémissent même quand il parle, et jamais il ne va dans le rouge, il le frôle, fait croire à la saturation. Tout chez lui était fabuleux. La voix, le jeu de piano et de guitare ; sans compter une vision artistique.
C’est l’heure du dernier frisson. Comment un type banal, habillé comme un sac, ne rigolant que lorsqu’il se brûle peut faire passer autant de choses dans sa voix. J’ai mis un moment à m’en remettre. Je tremble encore à l’évocation de sa musique.
Encore un qui a su faire frémir mes fondations. Encore un qui su tout gâcher en beauté.
Je ne vous comprendrais jamais. Différence de construction, je suppose. Je dois durer plus longtemps, je ne peux pas me permettre de me brûler les ailes, ni de me torpiller. Je ne suis pas sûre que ce soit une chance. Je subis, ne je profite pas.
Même si on chante un peu à côté, un peu éraillé, il faut inventer, justifier ce choix. Ne pas simplement se donner un air. Ces gens ont certainement un peu de talent, mais ils le gâchent, donnent l’impression de s’en contenter. Ils feraient mieux de le dire, et à mon avis le public comprendrait.
Revenons à notre artiste. Un peu trop ringard aussi, du genre à pousser tout le monde dans la piscine. Lui, a fêté la fin de son album avec une bouteille à la main. Dans la mer. Il l’a vidée. Et elle s’est chargée de remplir ses poumons.
Après cet accident, c’était fini pour nous.
Je suis en banlieue dans une petite structure. Une puce à côté des majors. Les mêmes qui virent encore plus facilement ceux qui ne rapportent pas.
Je travaille avec les outils actuels. De temps à autre, je ne rechigne à enlever les draps des fauteuils et faire tourner mes vieilles bécanes.
Le support est en train de disparaître et tout le monde peut en un rien de temps faire son propre disque chez soi. Et tant mieux. J’approuve cette démocratisation, exprimez-vous ! Partagez sur les réseaux, jouez en live, dans les bars, dans la rue !
Montrez aux compagnies leur fatuité. Exprimez-vous dans les festivals, jouez même sur les parkings ! C’est un doigt d’honneur fait à toutes ces boîtes.
Pendant qu’elles pleurent des millions à cause du piratage ou de la chute des ventes, des groupes existent, des familles se créent. Une parallèle file à côté de ces mastodontes.
Et là mon côté punk approuve, il faut leur montrer notre envie de passer outre, toujours garder un doigt d’avance.
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